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La biométrie repose sur deux types de contrôles : Le contrôle physique et le contrôle comportemental
de la personne. Les caractéristiques collectées "doivent
être universelles (exister chez tous les individus), uniques (permettre
de différencier un individu par rapport à un autre), permanentes
(autoriser l'évolution dans le temps), enregistrables (collecter
les caractéristiques d'un individu avec l'accord de celui-ci) et
mesurables (autoriser une comparaison future)". (La biométrie
comme méthode d'authentification : enjeux et risques, Echanges,
Frédéric Mascre, 01/05/2003).
Le niveau de performance des systèmes de biométrie est apprécié
au regard de la fréquence statistique des erreurs relevées
dans ses deux composantes essentielles qui sont la non-reconnaissance des
individus qui aurait dû être reconnu (False Reject Rate ou FFR)
et la reconnaissance à tort d'un individu qui n'aurait pas dû
être reconnu ( False Access Rate ou FAR).
Le contrôle physique
Il s'agit d'une analyse des caractéristiques physiques uniques et infalsifiables d'un individu. La biométrie reconnait pour l'instant six types de contrôle :
Les empreintes digitales : la donnée de base est le dessin représenté par les crêtes et sillons de l'épiderme. La numérisation permet d'en extraire les caractéristiques principales telles que les bifurcations de crêtes, les "îles", les lignes qui disparaissent, etc... Une empreinte complète contient en moyenne une centaine de ces points caractéristiques (les "minuties"). En réalité le relevé de 12 points suffit pour effectuer un contrôle car il est statistiquement impossible de trouver 2 individus présentants les mêmes 12 points caractéristiques, même en considérant une population de plusieurs dizaines de millions de personnes.Ce système de reconnaissance représente environ 34 % du marché.
La reconnaissance de la main ou empreinte palmaire
: Technique consistant à mesurer plusieurs caractéristiques
de la main (jusqu'à 90) tel que la forme générale,
la longueur et la largeur des doigts, les formes des articulations, les
longueurs inter-articulations, etc... Ce système présente
un taux d'erreurs plus élevé, surtout entre personnes de la
même famille ou entre des jumeaux, et à cause des effets de
l'âge. Il reprèsente 26 % du marché.
L'iris : Système d'authentification
reposant sur la numérisation et permettant le contrôle d'une
quasi-infinité de points caractéristiques, qui ne varient
pratiquement pas pendant la vie d'une personne. La technique employée
peut être à la source d'erreurs en cas de mauvaise utilisation
(problème d'éclairages, de reflets) ou de fraude (lentilles).
Elle reprèsente toutefois 11% du marché.
La rétine : Cette reconnaissance
se base sur le fait que le schéma et le dessin formé par les
vaisseaux sanguins de la rétine est unique pour chaque individu,
différent entre jumeaux et assez stable durant la vie de la personne.
Cette mesure biométrique peut ainsi fournir jusqu'à 400 points
caractéristiques du sujet. Elle a été moins bien acceptée
par le public et les utilisateurs, sans doute à cause de son caractère
trop contraignant : la mesure doit en effet s'effectuer à très
faible distance du capteur (quelques centimètres) pour que le balayage
soit réussi.
La reconnaissance faciale : il s'agit
de réaliser une photographie permettant d'extraire un ensemble de
facteurs qui se veulent propres à chaque individu. Ces facteurs sont
choisis pour leur forte invariabilité et concernent des zones du
visage tel que le haut des joues, les coins de la bouche, etc... Toute zone
sujette à modification durant la vie de la personne (coiffure, parties
occupées par les cheveux, pilosité...) n'est pas prise en
compte. La reconnaissance faciale représente 15 % du marché.
La configuration des veines : cette
technique est habituellement combinée à une autre, comme l'étude
de la géométrie de la main. Il s'agit ici d'analyser le dessin
formé par le réseau des veines sur une partie du corps d'un
individu pour en garder quelques points caractéristiques.
